(première partie ici)
Bon, la partie dégueu. Je vais tenter d’être délicate dans ma description de jus et de procédures médicales. Si vous pensez que les accouchements sont des évènements propres, vous allez être déçus…
Partie 2 : L’Accouchement avec un grand AHHHHHHHHHHHHHHHHH!
Où en étais-je? Ah oui, le lac dans mon lit. Donc à 4 heure du matin, une fuite entre mes jambes me réveille. Et là, c’était pas le déluge, on s’entend. J’étais même pas sûre si c’était la vrai chose… Bref, et là, j’ai fais la chose la plus sensée à mon avis, j’ai sniffé le tout. Ça sentait l’eau de javel. Weird. Weird=inconnu=on appele à l’hopital au cas où.
Je réveille chéri (qui dormait dans le salon… depuis mon 7ième mois de grossesse, voulant dormir un peu pendant ses nuits, on a pris la décision que je ferais l’étoile dans notre lit et que chéri pourrait dormir sur le divan qui se transforme en lit. Je prenais toute la place, je me levais 7 fois par nuit pour aller au toilettes, je ronflais et je dormais avec mon armée d’oreillers. À sa place, vous auriez fait pareille!), donc je réveille chéri, qui la minute que j’ai prononcé un mot était déjà debout. On appelle l’hôpital. Confirmation que c’est suspect, venez vous en dans une heure.
Ok, là je fais une parenthèse pour les mamans futures. Prenez le temps de manger et de prendre une douche. Ça se pourrait que ça soit vos deux désirs les plus fous à un moment ou un autre et que vous ne pouvez pas vous y adonner.
Donc on se rend à l’hopital. Avant de nous accepter, la doc me fait le premier de ce qui sera un party de check-up de mon col.
S’cusez, j’ai oublié un détail: avant de quitter, j’appelle ma soeur pour lui dire qu’on part à l’hopital, viens nous y rejoindre (elle est supposé assister à l’accouchement) qui me repond un «Fuck» tout endormis.
Bref, lors du premier examen, la doc «vérifie» si ma membrane était bien rupturée… et là, je sais pas trop ce qu’elle a fait, mais une RIVIÈRE, non un FLEUVE, les CHUTES NIAGARA, fuck, tout le monde a reculé d’un pas.
«Mes eaux ont brisées pour vraie hein?»
«oui Val. Assez dur à manquer!» ( Ma sœur m’a dit qu’elle ne pourra plus me voir de la même façon après ça!)
D’après la multitude de films que j’ai regardé, après la rupture des eaux, le travail progresse rapidement. Dans mon cas, j’ai commencé le travail à 1. Lisez 1/10. Mon espoir de me délivrer de mon état de baleine cette journée là était bien vivant.
Donc on me plug sur ce que j’allais appeler mon ami, mon rack à poches de soluté. Dans mon cas, c’est extra dose de pitocin, un truc qui allait faire partir mes contractions. Ah oui, je n’avais pas de contractions à ce stade. Ça allait changer rapidement.
Bon, j’en ai perdu des bouts. Je me rappelle de l’attente, du fait que ma marraine est venu me visiter dans l’après-midi, puis mes beaux-parents (ou est-ce avant?). Mes contractions ont commencé à devenir intenses dans l’après midi. J’écoutais du coldplay pour me détendre et je marchais un peu (en rond parce que, je vous le rappelle, j’étais pogné avec mon ami. Je regardais par la fenêtre et focussais sur les grues du port au loin qui, je le jure, ressemblaient à girafes énormes. I was in the zone!
À 20h, donc 14h après mon admission, j’en ai eu ma claque du fait que je n’étais qu’à 3 CM! oui-oui, 14h pour 3 cm. Mes contractions étaient encore supportables, et je me suis dit, allons dans le bain pour accélérer le processus. Non mais, accouche!
Donc mesdames, accélération = intensification. J’ai demandé la péridurale après. Je me trouvais championne d’avoir attendue 15h avant de la demander. Des fois on s’invente des histoires pour se cacher la réalité.
Je fais maintenant une parenthèse pour lancer des fleurs à mon chéri qui a été lui aussi un champion pendant tout ce temps. Il était à mes côtés malgré sa blêmetitude.
Ok, si vous avez peur des aiguilles et que vous allez accoucher et que vous vous inquiétez de la péridurale, je vais me faire rassurante. Premièrement, vous ne voyez pas leur équipement, ni l’aiguille et etc. Deuxièmement, vous êtes trop focussé sur vos contractions pour vous inquiéter de l’aiguille. Troisièmement, il vous gèle avant de vous piquer. Et après, vous vous sentez biiiiiiiieeeeennnnnnn!
Dans mon cas, il y avait 5 personnes dans ma chambre pour assister à tout ça, et chéri n’y était pas, il a peur des aiguilles! L’infirmière, sa stagiaire, le médecin, son stagiaire, le résident, anesthésiste et ses 2 stagiaires. Ok, ça fait 8, my god! Bref, y’avait du monde! C’est rapide, un peu weird, et on s’en fait pour rien, vraiment.
Suite à la péridurale, j’ai dormi…. yé! (La suite, l’accouchement, dans le prochain billet!)